Alerte Climatique – Un iceberg sur la Seine

17 08 2009

Une fois de plus, GreenPeace a créé l’événement début juillet, pour alerter les chefs d’état du G8 et mobiliser l’opinion publique sur l’urgence d’agir pour contenir la crise climatique, en installant un immense iceberg gonflable sur la Seine.

Il y a urgence a faire prendre conscience à nos dirigeants de l’ampleur de nos attentes en termes de lutte contre la crise climatique. Il y a urgence à les presser de laisser de côté leurs intérets individuels à court terme pour s’engager résolument dans une politique fédératrice globale de de lutte contre le réchauffement climatique. Pour celà, je vous invite à signer la pétition Copenhague-2009 de GreenPeace!





Je suis furieux!

18 03 2009

Aujourd’hui je suis furieux!

Je suis furieux contre le Pape Benoit XVI et les propos qu’il a tenu, lors de son voyage vers le Cameroun, sur l’usage des préservatifs pour lutter contre le sida. Il a déclaré que “l’on ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs”, mais qu’”au contraire [leur] utilisation aggrave le problème”.

Tout Catholique que je suis, je trouve que ces paroles ne sont pas seulement stupides et irresponsables, elles sont criminelles. Il est inacceptable qu’une personnalité publique, qui plus est ayant une telle influence, puisse tenir ce genre de propos.

Je suis rentré d’Afrique il y a quelques jours. Quand on sait le taux de contamination par le sida dans de nombreux pays du continent, on mesure à quelle point les conséquences de ces paroles peuvent être dramatiques.

Benoit XVI montre une fois de plus à quel point il est totalement déconnecté du monde dans lequel nous vivons. Il continue de propager l’idée d’une Eglise retrograde, en perte de vitesse, totalement coupée de ses fidèles… une Eglise qui finira par disparaitre si elle persévère sur cette voie.

Il serait grand temps que ce Pape ouvre les yeux sur le monde!

… et il serait grand temps que quelqu’un lui explique ce qu’est un préservatif!

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Free Tibet!

13 03 2009

Aujourd’hui la Chine demande à la France de clarifier sa position par rapport au Tibet. Voici ma position, celle d’un citoyen Français, que je rédige en Anglais, avec l’espoir insensé que, par le plus grand des hasards, elle passe sous les yeux d’un officiel Chinois…

 

China has requested France to clarify its position regarding its relationships with Tibet.

I, as a French citizen, provide hereafter my own and personal opinion.

Tibet is and must remain an independent sovereign country. Chinese occupation of Tibetan territory for more than 50 years is unfair and illegal. Moreover, Chinese persecutions against Tibetan populations and Chinese policies aiming at eradicating Tibetan culture and history are crimes that must not be tolerated by the world opinion and international community. Tibetan culture is a priceless heritage, not only for the Tibetan people, but for the whole world as well.

Therefore, I urge Chinese government 1) to withdraw from Tibet, 2) to acknowledge the independence and sovereignty of Tibet and 3) to acknowledge the Tibetan government in exile in India as the true and legal government of Tibet.

I also urge the United Nation council to quickly intensify negotiation with the Chinese government in order to have it acknowledge independence and sovereignty of Tibet.

This personal opinion is solely mine. I nevertheless believe that it is shared by millions across the world.

 

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Demain la guerre civile…

27 02 2009

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le très sérieux groupe de réflexion LEAP/Europe 2020 ne fait pas dans la demi-mesure. Dans son dernier bulletin, daté de mi-février, il prévoit que la crise économique actuelle pourrait entrer au 4ème trimestre 2009 dans une phase de “dislocation géopolitique mondiale” et un “sauve-qui-peut généralisé” (source : Le Monde). Cette évolution pourrait déboucher sur des affrontements violents de type guerre civile, et ce, plus particulièrement dans les pays ou le système de protection sociale est le plus faible et ou les armes circulent facilement (e.g. Amérique Latine, Etats Unis,…)

Le LEAP est très clair sur le sujet puisque sa recommandation est que “si votre pays ou votre région est une zone où circulent massivement des armes à feu, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible”. Au delà des conflits armés, le LEAP pointe des risques de pénuries importantes dans les pays dépendants de l’extérieur pour leurs approvisionnement.

Un point positif pour nous, tout de même, puisqu’il considère que l’Europe est une zone “où la dangerosité physique directe restera marginale”.

Tout ceci pourrait faire sourire. Il faut rappeler toutefois que le LEAP avait prévu, dés février 2006 et avec une précision troublante, la survenue et le déroulement de la crise. Ainsi, il y a 3 ans, le groupe d’experts annonçait une “crise systèmique mondiale” provoquée par une infection financière globale liée au surendettement américain, un effondrement boursier et l’éclatement des bulles immobilières, tout cela provoquant une récession en Europe et une grande dépression aux Etats Unis.

Alors que penser de tout ceci? Sans sombrer dans le catastrophisme qui à mon sens n’est jamais de bon conseil, je pense que la première chose à faire est de prendre la juste mesure de la crise (je pense à Mme Lagarde) pour lui apporter les réponses adaptées (je pense à M. Sarkozy), et ne pas se contenter de poser une rustine ça et là pour se donner bonne conscience! Cette crise est grave et profonde. Elle impose une remise en question drastique du fonctionnement de nos sociétés. A ce titre, elle peut être vue comme une formidable opportunité, comme il ne s’en présentera peut être pas avant plusieurs décennies, de repenser nos sociétés pour y replacer l’individu plutôt que l’argent au coeur.





The worst president in History

21 01 2009

 

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Barack Obama a prété serment. Il est désormais officiellement le 44ème président des Etats Unis et j’en suis heureux. Mais ce qui me réjouis plus encore, peut-être, c’est le départ – tant attendu! – de George W. Bush de la maison blanche!

Même si l’heure se prète au bilan, je ne reviendrai pas sur son élection illégitime de 2000, sur son incompétence ou les résultats calamiteux de ses deux mandats. Il est maintenant face à sa conscience et au jugement de l’Histoire… et franchement je n’aimerais pour rien au monde être à sa place.

En effet, depuis que Barack Obama a prété serment, George W. Bush est entré dans l’Histoire, et un récent sondage (source : USA Today/Gallup), réalisé les 16 et 17 janvier derniers auprès de 1031 américain est assez instructif.

On y apprend notament que 61% des américains désapprouvent la politique de Bush. Pire, parmi les 7 derniers présidents des Etats Unis, George W. Bush est jugé le plus mauvais : il est celui considéré par le plus grand nombre comme “médiocre à mauvais” puisqu’il est classé dans cette catégorie par 59% des personnes interrogées. Même le très controversé Richard Nixon est jugé moins mauvais avec “seulement” 48%.

Alors oui, aujourd’hui George W. Bush entre dans l’Histoire, mais il y a fort à parier que ce soit, comme beaucoup le désignent déjà outre-Atlantique, en tant que “worst president in History”!





Le retour des démocrates

19 01 2009

Dans l’avion pour Conakry, je lisais hier dans Libé une excellente interview de Paul Auster. Outre le fait que j’aime beaucoup cet écrivain grand ami de la France, je me réjouis de retrouver dans les médias, depuis quelques mois, les opinions d’artistes et penseurs démocrates (attention de ne pas amalgamer ici les démocrates américains et notre Mouvement Démocrate!)

A j-1 de son investiture, je réalise à quel point l’élection de Barack Obama a décomplexé tout un courant de pensée démocrate et humaniste que l’administration Bush avait muselé en la taxant d’anti-patriotique, voire de pro-terroriste.

Qu’il s’agisse de l’invasion de l’Irak, plus récemment des combats dans la bande de Gaza, ou tout simplement de “racisme ordinaire” (pour ne citer que quelques exemples), l’actualite nous a trop montré que les politiques radicales ne peuvent deboucher que sur des conflits dont les populations sont toujours victimes.

Alors oui, aujourd’hui un vrai débat démocratique renait aux Etats Unis et je m’en réjouis. Je m’en réjouis car le dialogue, le démocratie, la libre expression et le respect des idées dans et entre nos société est le meilleur rempart contre les conflits de toutes sortes.

Et j’ose espérer que notre gauche Française saura prendre exemple et renouer un vrai dialogue démocratique qui nous fait aujourd’hui cruellement défaut!





La grande histoire de l’Europe

13 01 2009

Samedi dernier, le Mouvement Démocrate du Loiret organisait une matinée de formation sur l’Europe pour l’ensemble des adhérents de la région Centre. Suite aux conférences passionnantes qui se sont succédées pendant près de 3 heures, j’ai voulu en apprendre un peu plus. Je suis tombé sur cette excellente animation multimédia qui retrace la chronologie de l’Histoire de l’Europe, de l’Antiquité à aujourd’hui (source : www.placedeurope.eu)

 

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Je vous invite vivement à la consulter en cliquant sur l’image (puis en recliquant dessus, dans la page du site qui s’affichera). C’est pédagogique, passionnant et très instructif.





Cupidité

16 12 2008

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Bernard Madoff était depuis des décennies un génie de la finance. Ex-président du Nasdaq, ami des plus grandes fortunes américaines, il était l’archétype du golden boy de Wall Street.

Son fond d’investissement, Madoff Investment Securities, connaissait un succès spectaculaire, avec des rendements, de l’ordre de 7 à 11%, d’une régularité stupéfiante.

Une belle success story à l’américaine …

… jusqu’à ce que tout s’écroule le week-end dernier!

Et derrière le décor glamour du fond d’investissement aux performances exemplaires, derrière le sourire bonhomme de son dirigeant, c’est le plus gros scandale financier du XXIème siècle que toute la finance mondiale découvre, médusée : une escroquerie pyramidale ou les derniers investissements financent les plus-values des précédents. Un système qui a fonctionné à merveille pendant des années jusqu’à ce que la crise pousse un grand nombre d’investisseurs à dégager leurs avoirs, provoquant l’éffondrement du système.

Le nombre des grands noms de la finance internationale exposés est spectaculaire. Même si elles sont difficiles à chiffrer, les pertes potentielles estimées sont énormes, y compris en Europe : 2.3 Milliards d’Euros pour l’Espagnol Santander, Près d’un Milliard pour HSBC comme pour Fortis, 460 Millions pour la Royal Bank of Scotland, 450 Millions pour Natixis, 350 Millions pour BNP Paribas pour n’en citer que quelques uns (source : Le Monde). Les grands groupes financiers ne sont pas les seuls touchés : des universités, des fondations caritatives, ainsi qu’un grand nombre de particuliers ont placé leur patrimoine dans Madoff Investment Securities. La Fraude, que Bernard Madoff a avoué au FBI, atteindrait un montant de 50 Milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB du Luxembourg.

Ce scandale, difficilement imaginable sur de tels montants et sur une telle durée, soulève quelques questions :

  • Que des investisseurs particuliers se fassent berner peut se comprendre, mais comment expliquer que des grands groupes financiers investissent des Milliards sur des produits qu’ils ne maitrisent pas?
  • Comment expliquer que les produits financiers de Madoff Investment Securities n’aient été audités que par un minuscule cabinet pendant des années?
  • Comment expliquer que les autorités de régulation et de contrôle des marchés financiers, et notamment le SEC (équivalent américain de notre AMF) qui a enquété sur Madoff Investment Securities en 1992, 2001, 2005 et 2007, n’aient put mettre à jour la fraude pyramidale?

La réponse à ces questions tient, je pense, dans un fait très simple : quand un produit financier rapporte 10% par an avec une régularité exemplaire, on ne cherche pas à en savoir plus.

La forte volatilité qui agite les marchés en ces périodes de crise montre à quel point ils sont gouvernés par la peur. Le scandale Madoff montre à quel point ils sont gouvernés aussi par la cupidité.

La moralisation de la finance mondiale est un noble objectif … mais l’actualité ne cesse de nous montrer à quel point la tâche sera difficile!





Dix millions

8 12 2008

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Ce n’est pas le montant des gains du prochain tirage du loto, mais le bonus – en dollars – que John Thain, directeur général de Merrill Lynch, a suggéré aux membres du conseil de la banque d’investissement de lui accorder (source : Reuters).

Souvenons nous que Merrill Lynch est une banque d’affaires Américaine qui, après avoir accumulé quelques milliards de dollars de pertes, a du, pour éviter la faillite, se brader à Bank of America.

Mais John Thain, outre un culot qui laisse pantois, dispose d’un argument en béton : la transaction qu’il a piloté avec Bank of America a, selon lui, évité à Merrill Lynch une crise beaucoup plus grave!

Si l’argument “ça aurait pu être pire” est suffisant pour se voir accorder bonus ou augmentations, plus aucun salarié n’a de raison de se faire du souci pour son pouvoir d’achat!

Qui parlait d’autorégulation de la finance mondiale?





J’irai dormir

28 11 2008

… à Hollywood.

C’est le titre du film que j’ai été voir hier soir, un road movie jubilatoire que nous propose Antoine de Maximy à travers les Etats Unis, un voyage loin des clichés, à la rencontre d’une Amérique authentique.

J’ai eu la chance de vivre un peu dans ce pays et de le silloner en long et en large. J’ai traversé les plaines du Kansas, les collines du Tenessee, les bayous de Louisiane et les deserts de l’Utah à bord d’une vieille Oldsmobile hors d’age. J’ai parlé avec des Amish du Wisconsin, des Latinos de Houston, des Chinois de San Francisco et des Sioux du Dakota. J’ai eu la chance d’entrevoir une partie de la richesse culturelle immense de ce pays de contrastes, de me régaler de la beauté grandiose de ses paysages.

Riche de ces expériences, j’ai pu mesurer toute la justesse du film d’Antoine de Maximy. Certes, on est loin d’un panorama exhaustif du pays – tâche impossible tant ses géographies et ses cultures sont diverses - mais le propos est juste : on s’amuse, on est ému, parfois mal à l’aise, mais on est dans la vrai Amérique, à la fois dérangeante et attachante.

Le film est encore à l’affiche au Pathé Saran … à voir de toute urgence!