Après beaucoup d’hésitations, de longues discussions ou nous avons pesé le pour et le contre, ma femme et moi avons décidé de nous faire vacciner, ainsi que les deux plus grands de nos enfants (le petit, âgé de quelques semaines, ne peut l’être).
Deux raisons ont guidé notre choix. La première est la présence d’un bébé à la maison, notre plus jeune fils, que nous ne voulons pas exposer à une maladie qui pourrait avoir des conséqences sévères sur lui. La seconde pourrait s’apparenter, en brossant mon égo dans le sens du poil, à une démarche civique dont le principe serait de “ne pas attraper la maladie pour ne pas la transmettre” … ou peut-être s’agit-il d’une vague inquiétude face à la pandémie qui prend de l’ampleur?
Toujours est-il que nous avons décidé de nous faire vacciner.
Mais voilà … point de bon de vaccination à l’horizon! Bien qu’étant prioritaires depuis le 12 novembre (entourage d’un bébé de moins de 6 mois), nous n’avons toujours pas vu l’ombre d’un bon de vaccination! Après enquète, la réponse nous vient de notre caisse d’assurance maladie : si l’entourage des bébés de moins de 6 mois est prioritaire, celui de notre fils de 6 semaines ne l’était pas, car ce dernier n’était pas encore enregistré auprès de la caisse d’assurance maladie. Paradoxe administratif, la situation devrait être rétablie dans les jours à venir.
Ceci me ramène à quelques questions de bon sens que je me pose depuis le début de la campagne de vaccination :
Il existe dans notre pays un système de santé, relativement performant, dans lequel la médecine libérale (nos médecins de famille) constitue un réseau de soins et de prévention au plus proche des habitants. Alors que ce maillage existe, est fonctionnel et permet une prise en charge individualisée de chaque patient, pourquoi n’en avoir pas fait le support de la campagne de vaccination. Pourquoi avoir créé des centres de vaccinations dans des gymnases, débordés, manquants d’effectifs, pourquoi avoir créé – démarche néo-staliniène? – des “usines à vacciner”, alors que les cabinets des médecins de ville, dont les effectifs auraient été renforcés pour faire face à la demande, auraient pu accomplir cette mission dans des conditions humaines et de proximité bien meilleures?
Peut-être n’est-il pas trop tard pour dédramatiser et, surtout, humaniser cette campagne de vaccination? Peut-être alors sera-t-elle mieux vécue?







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