Chômage, quand tu nous tiens!

29 05 2009

Notre premier Ministre François Fillon eut au moins le mérite d’être franc – ou voulait-il préparer les esprits à des chiffres de l’emploi calamiteux attendus pour ce vendredi soir? - en abordant la question du chômage ce matin : “On aura une augmentation du chômage qui se poursuivra tout au long de 2009 et peut-être un peu au début de l’année 2010″, a-t-il affirmé sur Europe 1. Et ce, même si “les plans de relance européens vont donner tous leurs effets à partir de l’été”.

A qui la faute? Pas au gouvernement, évidemment, puisque, toujours selon M. Fillon, “pour que l’économie crée des emplois, il faut qu’elle soit en croissance d’au moins 1,5 à 2 pour cent”. Pour mémoire, le PIB de la France est attendu en chute de 3% cette année, et en très légère croissance en 2010.

La démonstration est limpide  : il y a une crise, le gouvernement n’y peut rien, la crise détruit des emplois, le gouvernement n’y peut rien non plus.

Certes la crise est grave, elle dépasse très largement la responsabilité du gouvernement, mais cet aveu d’impuissance est très inquiétant car il révèle toute l’incapacité de notre pays, lourdement endetté, à affronter cette crise. Nous payons aujourd’hui le prix de décennies de gouvernance irresponasble, de droite comme de gauche, qui a conduit notre pays à un endettement sans précédent et lui a retiré toute capacité à affronter une crise grâve, ou à mener un projet politique réellement ambitieux.

La note que nous ont laissé nos dirigeants, qui se succèdent depuis plus de 20 ans, est saléee. Et comme d’habitude, se sont les salariés touchés par les plans sociaux – ils sont en train de grossir les rangs des bientôt plus de 3 millions de chômeurs – qui vont la payer.

Tout va bien, le Titanic coule, mais l’orchestre continue de jouer!


Actions

Information

Une réponse

3 06 2009
Stéphane

Guillaume, sur le problème de la dette, je te rejoins. j’ai d’ailleurs écrit plusieurs articles sur ce sujet dans mon blog. La marge des gouvernements – il n’y a pas que la France qui est concernée, loin s’en faut – est faible voir inexistante. Comment résoudre le problème. Je crois qu’il n’y a hélas pas de solution miracle (je ne crois pas en une croissance spectaculaire dans l’avenir) : augmenter les impôt et les taxes et diminuer les dépenses publiques. Rien de bien réjouissant…

Laisser un commentaire