Silence, I kill you!

7 02 2010

Un peu d’humour aujourd’hui. Voici le célèbre sketch de Jeff Dunham, « Ahmed the dead terrorist », dans une version sous-titrée en français. C’est terriblement drôle, c’est politiquement « à-peine-correct », c’est un grand moment d’humour « made in US » …





Le Modem me censure?

4 02 2010

Ca n’aura échappé à personne, pour des raisons que j’ai exposé précédemment,  je suis contre le processus et le résultat de la désignation de la tête de liste départementale du Modem, par Marc Fesneau, pour les élections régionales de mars. Ce désaccord, j’entends l’exprimer haut et fort.

Je suis surpris qu’un de mes commentaires ait été censuré sur le (au demeurant excellent) blog de Gabrielle, en réponse à un article sur la nomination d’Estelle Jouili comme tête de liste Modem dans le Loiret.

Dans cet article, j’ai été quelque peu stupéfait par la béate euphorie de son auteur, qui se répand en « on a de la chance de l’avoir comme tête de liste départementale », « merci à Marc Fesneau d’avoir eu la merveilleuse idée de la proposer comme tête de liste », « pour une surprise, c’est une bonne surprise », ou autre « Merci Estelle »!

A cet extatique et dithyrambique hommage, je me suis autorisé à soumettre un commentaire un brin sceptique. Il n’a pas été publié. J’en remets donc ici – où je suis certain qu’il ne sera pas censuré! - les grandes lignes (je ne me souviens plus des détails de mon texte initial) :

Super! On a de la chance qu’elle ne soit pas du Modem!

Super! On a de la chance qu’elle n’ait pas participé à l’élaboration de notre projet!

Super! On a de la chance que sa nomination pulvérise le peu qu’il reste du Modem du Loiret!

Une analyse un tant soit peu objective de l’état actuel du Modem du Loiret montre à quel point la nomination d’Estelle Jouili est une erreur, et le fait qu’elle soit une femme et issue de la société civile sont de pietres excuses.

Sur le Titanic en train de couler, des passagers de première classe s’exclamaient encore « quelle chance nous avons d’être sur un si beau bateau! »

Fin de mon commentaire!

Au fond, le plus inquiétant dans tout ça, c’est que l’on se censure, entre militants d’un même parti! Je sais que la campagne débute et que les esprits s’échauffent (je sais de quoi je parle :) ), mais ça en dit long sur l’état actuel du Modem du Loiret.

Gabrielle, saches que – dés lors qu’il ne dépassera pas les limites de la descence - je ne toucherai pas une virgule au commentaire que tu voudra écrire à cet article … et, même si je n’ai pas le temps d’y répondre, je le publierai en l’état!





Je ne ferai pas campagne pour le Modem

3 02 2010

Voici in extenso, le courrier que j’ai envoyé ce jour à Marc Fesneau, tête de liste régionale du Modem pour les élections régionales de mars.

Je n’ajouterai aucun commentaire. Pour plus d’information sur les raisons de cette position, je vous invite à lire cet article, publié par Yves Clément sur son blog d’opinion.

« Bonjour Marc,

J’ai assisté à la désolante réunion du conseil départemental du Loiret, le 7 janvier dernier, et à ses tout autant désolantes suites.

La réunion fut désolante car de nombreux conseillers départementaux ont exprimé leur déception de voir parachutée, pour les élections régionales à venir, une tête de liste départementale qui, pour brillante qu’elle soit, n’a pas participé à l’élaboration du projet et n’est pas plus membre du Modem, sans avoir été entendus.

Les suites de cette réunion furent tout autant désolantes, car malgré ces réticences sincères et légitimes de « la base », que tu n’as pas entendues, tu t’es obstiné à placer Estelle Jouili en tête de liste départementale.

Les conséquences de cette situation, auxquelles nous assistons depuis quelques jours, sont logiques et étaient prévisibles. Je salue le courage d’Yves Clément qui, par sa démission de la présidence du Modem du Loiret, a prouvé qu’il est un des derniers à représenter l’idéal démocratique et humaniste que le Modem prétend porter. Je salue le soutien que lui ont apporté Marie-Agnès Linguet, Carlos Dos Reis, et nos 3 maires du Loiret.

Je me joins symboliquement à eux et je ne ferai pas campagne pour le Modem pour ces éléctions régionales. Il est possible aussi, voire probable, que je ne vote pas pour le Modem car je souhaite voter pour un projet et Estelle Jouili n’incarne en rien notre projet.

Enfin, je réserve ma décision de démissionner du conseil départemental pour les semaines à venir : ces dernières semaines ont apporté leur lot de désillusion, et je vois maintenant que le Modem n’est pas le parti qu’il prétend être, le parti « qui place l’homme au coeur du débat », le parti qui invente « une autre façon de faire de la politique ». J’ai suivi Yves Clément parce qu’il incarne ces valeurs et les a défendues avec d’immenses efforts, mais je réalise que le Modem n’est ni plus humaniste ni plus démocratique que les autres partis.

La campagne du Modem pour les régionales se fera donc sans moi.

Bien cordialement,

Guillaume BERTRAND, conseiller départemental du Modem du Loiret »





Un p’tit shoot d’adrénaline?

4 12 2009

Histoire d’oublier quelques instants l’hiver, le froid et la grisaille, voici une vidéo qui réveille (elle n’est pas de moi!) … une vidéo qu’on prend comme un seau d’eau glacée dans la gueule, mais qui fait un bien fou!

Les images sont grandioses, et elles sont disponibles en haute définition. Alors profitez-en, activez la HD et passez la vidéo en plein écran!





Copenhague 2009

2 12 2009

« On ne négocie pas avec le climat, on agit. »

Signez la pétition pour l’ultimatum climatique sur Copenhague-2009.com

… et passez la autour de vous!





Grippe A : bon ou pas bon (de vaccination)?

27 11 2009

Après beaucoup d’hésitations, de longues discussions ou nous avons pesé le pour et le contre, ma femme et moi avons décidé de nous faire vacciner, ainsi que les deux plus grands de nos enfants (le petit, âgé de quelques semaines, ne peut l’être).

Deux raisons ont guidé notre choix. La première est la présence d’un bébé à la maison, notre plus jeune fils, que nous ne voulons pas exposer à une maladie qui pourrait avoir des conséqences sévères sur lui. La seconde pourrait s’apparenter, en brossant mon égo dans le sens du poil, à une démarche civique dont le principe serait de « ne pas attraper la maladie pour ne pas la transmettre » … ou peut-être s’agit-il d’une vague inquiétude face à la pandémie qui prend de l’ampleur?

Toujours est-il que nous avons décidé de nous faire vacciner.

Mais voilà … point de bon de vaccination à l’horizon! Bien qu’étant prioritaires depuis le 12 novembre (entourage d’un bébé de moins de 6 mois), nous n’avons toujours pas vu l’ombre d’un bon de vaccination! Après enquète, la réponse nous vient de notre caisse d’assurance maladie : si l’entourage des bébés de moins de 6 mois est prioritaire, celui de notre fils de 6 semaines ne l’était pas, car ce dernier n’était pas encore enregistré auprès de la caisse d’assurance maladie. Paradoxe administratif, la situation devrait être rétablie dans les jours à venir.

Ceci me ramène à quelques questions de bon sens que je me pose depuis le début de la campagne de vaccination :

Il existe dans notre pays un système de santé, relativement performant, dans lequel la médecine libérale (nos médecins de famille) constitue un réseau de soins et de prévention au plus proche des habitants. Alors que ce maillage existe, est fonctionnel et permet une prise en charge individualisée de chaque patient, pourquoi n’en avoir pas fait le support de la campagne de vaccination. Pourquoi avoir créé des centres de vaccinations dans des gymnases, débordés, manquants d’effectifs, pourquoi avoir créé – démarche néo-staliniène? – des « usines à vacciner », alors que les cabinets des médecins de ville, dont les effectifs auraient été renforcés pour faire face à la demande, auraient pu accomplir cette mission dans des conditions humaines et de proximité bien meilleures?

Peut-être n’est-il pas trop tard pour dédramatiser et, surtout, humaniser cette campagne de vaccination? Peut-être alors sera-t-elle mieux vécue?

 





Victoire de la honte, ou honte de la victoire?

19 11 2009

La France est qualifiée pour la coupe du Monde.

Je ne m’en réjouis pas. Pire, je m’en désole, car à ce prix j’aurais préféré qu’elle ne le soit pas!

Une équipe de France médiocre, un but d’égalisation volé par une honteuse faute de Thierry Henry, certains parlent de qualification miraculeuse. Je préfère la qualifier de honteuse.

Quand à Raymond Domenech, son discour porte le football dans la plus désolante médiocrité : balayés les idéaux de morale et d’éthique qui font la grandeur du sport, seul pour lui compte le résultat. C’est médiocre. Non, c’est minable même.

Je ne regarderai pas la coupe du Monde en Afrique du Sud : il y manquera une équipe qui méritait probablement d’y participer, celle d’Irlande …





Bécassine patauge dans la moutarde

16 11 2009

Comme toutes les histoires de Bécassine, celle-ci est terriblement drôle et un brin affligeante. Et comme dans toutes les histoires de Bécassine, on ne peut que se demander comment elle à pu se fourrer dans un petrin pareil!

Les chôses allaient plutôt bien pour le PS depuis quelques temps – le gouvernement traverse une sale période où la majorité présidentielle semble craquer de partout, l’opinion est favorable à une union de la gauche, gauche elle-même qui se décide à aborder les questions de fond – bref, tout semblait commencer – enfin! – à rentrer dans l’ordre pour le PS. Ca mérite d’être noté car ça faisait longtemps qu’on n’y était plus habitué!

Vincent Peillon avait eu l’idée interessante de réunir, à Dijon, quelques personnalités politiques de la gauche au centre, avec l’objectif louable d’amorcer une reflexion commune sur de vrais sujets de société.

… C’était sans compter sur le pouvoir de nuisance - ou l’épouvantable maladresse? - de Bécassine, qui n’a pas attendu d’y être invitée pour venir rejouer son numéro favori de  »c’est moi la chef, et si je coule, le navire coule avec moi! »

Le résultat est sans appel : un énième couac pour le PS, et il fait le bonheur d’une UMP qui avait bien besoin de souffler! Un énième couac pour un PS qui était presqu’en train de sortir du gouffre.

Bécassine à beau s’expliquer à la radio. Il faudra bien plus que des allusions vaseuses sur la moutarde qui serait montée au nez de Vincent Peillon, des  »c’est pas de ma faute » ou des « tout ceci est totalement disproportionné » pour lui redonner quelque crédit!

Avec une alliée comme Bécassine, Sarkozy n’a aucun souci à se faire : il est certain d’être réélu en 2012!

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Nos murs de Berlin

12 11 2009

Le monde communiste avait bâti des murs. Il avait bâti une « forteresse soviétique » d’où l’on ne pouvait sortir. C’était pour protéger le bon peuple du démon capitaliste.

Mais le bon peuple avait soif de démocratie. Il voulait le voir, le toucher, le gouter le démon capitaliste. Alors il a brisé les murs. Du moins il en a brisé beaucoup. L’un d’eux balafrait la ville de Berlin d’une hideuse et intolérable cicatrice. Il est tombé un soir de novembre 1989, tout le monde s’en réjouit, moi le premier.

Le capitalisme en est sorti grandi, renforcé et arrogant. Il a crû et prospéré, affichant son cynisme et son insolente réussite à la face d’un monde toujours aussi misérable. Il s’est offusqué que des hommes et des femmes, poussés à bout par la misère et la guerre, risquent leur vie pour tenter, pour eux et leurs enfants, une vie meilleure dans un hypothétique eldorado.

Alors, dans notre pays, on a pris peur! … peur de l’étranger qui est prèt à mourir pour venir manger un peu de la soupe dont on se gave à en crever! On a érigé des lois … immigration, reconduites à la frontière, quota d’expulsion, …

Il y a des murs pour empécher les gens de sortir. Il y en a pour empécher les gens de rentrer. Communisme, capitalisme, ou est la différence lorsque nous érigeons tous nos murs de Berlin?

Plus que jamais je crois en cette phrase que prononçait Michel Rocard, le 26 septembre dernier, lors de son discours d’inauguration du 70ème anniversaire de la CIMADE : « La France et l’Europe peuvent et doivent accueillir toute la part qui leur revient de la misère du monde.« 

Le fossé qui se creuse entre les pays riches et ceux du sud est aujourd’hui le pire des murs de Berlin …





Il y a 20 ans

9 11 2009

C’était il y a tout juste 20 ans et, ce jour-là, j’avais 20 ans.

Je savais que j’assistais à un évènement historique, mais je n’en saisissais pas toute la portée.

C’était il y a tout juste 20 ans et, ce jour-là, l’Histoire basculait.

Sans armes, sans violence, un peuple s’était soulevé et avait vaincu la dictature.

C’était il y a tout juste 20 ans et, ce jour-là, un mur tombait.

Aujourd’hui je rends hommage à ces hommes et ces femmes qui n’ont pas accepté l’inacceptable, qui ont refusé l’injustice et l’arbitraire, et qui les ont surmonté par la seule force de leur détermination pacifique. Aujourd’hui je rends hommage au peuple allemand qui a écrit, le 9 novembre 1989, une des pages les plus glorieuses de l’Histoire.

Et en ce jour anniversaire, je ne peux m’empécher de penser à tous les murs qui, aujourd’hui encore, défigurent des nations et amputent des peuples.

Je ne peux non plus m’empécher de penser que les murs ne sont pas toujours de béton et de barbelés, mais qu’ils peuvent aussi, bien plus sournois, être batis au fond de nos coeurs, de xénophobie et de préjugés.

 

Thefalloftheberlinwall1989